Retour sur une session de formation en accompagnement en fin de vie à Albatros

Mais ses enseignements m’ont accompagnée et soutenue pendant toutes les épreuves personnelles que j’ai dû affronter au cours de la première vague pandémique.Je me souviens avec beaucoup d’émotion qu’il était question des effets de l’Amour et de la compassion dans le lien instauré entre l’accompagnant et l’accompagné vivant ses derniers instants… « Au seuil du grand voyageSi nous avons tous été plus ou moins transformés par cette période de crise marquée par le travail de la mort, il en va de même pour notre manière d’envisager et d’aborder désormais l’accompagnement des personnes gravement malades ou en fin de vie dans le cadre de l’association. Le sentiment d’impuissance auquel nous avons été confrontés nous a fait gagner en humilité, nous renvoyant à notre propre vulnérabilité et nous permettant potentiellement de mieux comprendre ; au sens de prendre avec/en nous- d’accueillir et de nous laisser toucher par celle des patients ou résidants auxquels nous offrons simplement une présence authentique, d’humain à humain. « Ainsi la mort nous enseigne comment vivre […] dans la joie du moment présent » écrivait Bettina de Pauw. Elle nous enseigne également comment accompagner la vie jusqu’à la fin.